Lundi 22 octobre 2007
« Ma priorité est une liste d'union UMP-Modem »
Daniel Garrigue briguera en mars prochain un troisième mandat à la mairie. Son projet s'articulera autour de « l'attractivité durable de la ville » pour préserver la qualité de vie et pour continuer d'attirer les gens de l'extérieur.
« Sud Ouest ». Daniel Garrigue, vous représentez-vous en mars prochain pour la dernière fois ?
Daniel Garrigue. Non, non ! J'avais dit que je ne ferai pas plus de trois mandats législatifs, pas municipaux ! Je ne suis pas fanatique de multiplier les mandats à l'infini. Nous verrons donc dans six ans si je me représente ou non. J'ai beaucoup de choses à apporter et à conduire.
Beaucoup d'élus actuels arrêtent, comme Dominique Monéger, MM. Delbourg, Cipierre et Peyrefiche. Est-ce exact ?
Oui. Dominique Monéger l'a dit depuis longtemps. C'est une décision personnelle et non politique. Roger Cipierre et Jean-Marie Delbourg estiment avoir atteint l'âge pour arrêter. Quant à Jean-Claude Peyrefiche, il repart mais sur une autre fonction que celle d'adjoint aux sports.
Comment s'articule l'architecture de votre liste pour 2008 ?
Il est logique que les sortants soient en bonne place. Ensuite, nous sommes actuellement en discussion avec l'UDF-Modem. Les choses ne sont pas finalisées. Je veux bâtir une liste d'union UMP-Modem, ce qui correspond bien à la sensibilité des électeurs. Il faut trouver un équilibre avec une équipe soudée unissant des gens de toutes générations.
On parle de l'UDF Liliane Brandely en numéro 2 et de Jean-Marc Dournel en 3?
Ils font partie des personnalités importantes de la liste.
Et Josie Bayle ?
C'est un secret de polichinelle : elle sera sur la liste.
La liste est-elle prête ?
Elle n'est pas loin de l'être. Elle sera présentée, au moins pour une partie, avant Noël. Cette liste doit être finalisée le plus rapidement possible. Nous avons affiné le projet même s'il y a encore des choses à discuter et nous le présenterons au début de l'année 2008.
Allez-vous pratiquer l'ouverture sarkozyste vers la gauche ?
À Bergerac, la délimitation droite-gauche est assez marquée : la gauche d'un côté, le centre et la droite de l'autre. D'ailleurs, Dominique Rousseau se place sur le terrain spécifique de la gauche. Je ne fais pas de l'ouverture un objectif mais il est possible que l'on intègre des personnes de centre-gauche.
Vous avez des noms en vue ?
C'est possible. Mais je n'en fais ni un argument électoral ni un objectif en soi.
Avez-vous sollicité Christophe Fauvel ?
J'ai eu des discussions avec lui. Je veux le revoir. Mais ma priorité est un accord UMP-Modem.
Comptez-vous partager un peu plus le pouvoir si vous êtes élu et laisser par exemple la présidence de l'intercommunalité ?
Cela se décidera après les élections. Je ne suis pas défavorable à un partage plus grand du pouvoir. Cependant, si je suis élu, il serait logique que je sois président de l'intercommunalité, au moins pendant un temps.
Avez-vous eu le sentiment d'être trop présent ?
Non. Les gens doivent se familiariser avec l'exercice du pouvoir. L'intercommunalité est en plein développement. Et les décisions se prennent entre maires.
Mais pensez-vous à votre propre succession ?
Je veux des gens de toutes les générations sur ma liste pour préparer la relève. Et cela ne se fait pas en six mois. Il faut donc des gens de tous âges avec un degré d'implication suffisamment fort pour qu'ils prennent ensuite les rênes.
Et comptez-vous ouvrir votre liste à des composantes plus radicales de la droite qui avaient réuni plus de 15 % des voix en 2001 ? Prendriez-vous par exemple Léon-Pierre Durin sur une liste ?
Mon objectif est une liste réunissant la droite et le centre. Le contexte était différent en 2001. Certains problèmes aigus se sont depuis atténués. Et une élection municipale se joue sur un bilan et un projet et pas uniquement sur la politique politicienne.
Que pensez-vous de votre futur adversaire, le socialiste Dominique Rousseau ?
Honnêtement, il a un bon contact. Mais ce n'est pas un homme de dossier et de travail de fond.
Il manque d'envergure ?
Je ne parlerais pas en terme d'envergure parce que ce n'est pas aimable mais en terme de personnalité. être maire n'est pas dans son profil. Le relationnel est important. Je m'y attache aussi. Mais ce que l'on attend d'un maire, c'est d'avoir une vision pour sa ville, de définir des projets et de les porter. Et là, le relationnel ne suffit pas. Je n'ai jamais vu Dominique Rousseau s'impliquer sur un projet de fond. J'ai souvent eu des interlocuteurs au Département ou à la Région. Je n'ai jamais vu Dominique Rousseau parmi eux.
Cette élection vous fait-elle peur ?
Je n'ai jamais peur. Je pars à ces élections municipales avec confiance et sérieux. Une élection n'est jamais gagnée. Et je ne fais jamais d'extrapolations à partir des élections précédentes.
Michel Suchod disait que vous étiez l'enfant de la désunion de la gauche. Qu'en pensez-vous ?
C'est faux. J'ai déjà gagné des élections où la gauche était unie. Je me suis présenté sept fois et je n'ai été battu qu'une fois, d'un demi-point, dans un contexte particulier, et par le dit-Michel. Je crois avoir apporté une autre vision de la vie publique, un travail de fond que mon camp n'avait pas su apporter jusque-là. Et pour finir, la gauche n'a pas un problème d'union mais de crédibilité.
Pour conclure, pensez-vous que votre personnalité, disons sanguine, puisse être un handicap dans cette élection ?
Je suis un gascon et j'ai un tempérament de gascon. Il y a des moments où il faut secouer les choses et les hommes pour avancer. J'admire beaucoup Napoléon et le général de Gaulle. Eux aussi poussaient des coups de gueule. On ne doit pas le faire tous les jours mais ça m'arrive.
Du 22/10/07 Propos recueillis par David Patsouris
Daniel Garrigue briguera en mars prochain un troisième mandat à la mairie. Son projet s'articulera autour de « l'attractivité durable de la ville » pour préserver la qualité de vie et pour continuer d'attirer les gens de l'extérieur.
« Sud Ouest ». Daniel Garrigue, vous représentez-vous en mars prochain pour la dernière fois ?
Daniel Garrigue. Non, non ! J'avais dit que je ne ferai pas plus de trois mandats législatifs, pas municipaux ! Je ne suis pas fanatique de multiplier les mandats à l'infini. Nous verrons donc dans six ans si je me représente ou non. J'ai beaucoup de choses à apporter et à conduire.
Beaucoup d'élus actuels arrêtent, comme Dominique Monéger, MM. Delbourg, Cipierre et Peyrefiche. Est-ce exact ?
Oui. Dominique Monéger l'a dit depuis longtemps. C'est une décision personnelle et non politique. Roger Cipierre et Jean-Marie Delbourg estiment avoir atteint l'âge pour arrêter. Quant à Jean-Claude Peyrefiche, il repart mais sur une autre fonction que celle d'adjoint aux sports.
Comment s'articule l'architecture de votre liste pour 2008 ?
Il est logique que les sortants soient en bonne place. Ensuite, nous sommes actuellement en discussion avec l'UDF-Modem. Les choses ne sont pas finalisées. Je veux bâtir une liste d'union UMP-Modem, ce qui correspond bien à la sensibilité des électeurs. Il faut trouver un équilibre avec une équipe soudée unissant des gens de toutes générations.
On parle de l'UDF Liliane Brandely en numéro 2 et de Jean-Marc Dournel en 3?
Ils font partie des personnalités importantes de la liste.
Et Josie Bayle ?
C'est un secret de polichinelle : elle sera sur la liste.
La liste est-elle prête ?
Elle n'est pas loin de l'être. Elle sera présentée, au moins pour une partie, avant Noël. Cette liste doit être finalisée le plus rapidement possible. Nous avons affiné le projet même s'il y a encore des choses à discuter et nous le présenterons au début de l'année 2008.
Allez-vous pratiquer l'ouverture sarkozyste vers la gauche ?
À Bergerac, la délimitation droite-gauche est assez marquée : la gauche d'un côté, le centre et la droite de l'autre. D'ailleurs, Dominique Rousseau se place sur le terrain spécifique de la gauche. Je ne fais pas de l'ouverture un objectif mais il est possible que l'on intègre des personnes de centre-gauche.
Vous avez des noms en vue ?
C'est possible. Mais je n'en fais ni un argument électoral ni un objectif en soi.
Avez-vous sollicité Christophe Fauvel ?
J'ai eu des discussions avec lui. Je veux le revoir. Mais ma priorité est un accord UMP-Modem.
Comptez-vous partager un peu plus le pouvoir si vous êtes élu et laisser par exemple la présidence de l'intercommunalité ?
Cela se décidera après les élections. Je ne suis pas défavorable à un partage plus grand du pouvoir. Cependant, si je suis élu, il serait logique que je sois président de l'intercommunalité, au moins pendant un temps.
Avez-vous eu le sentiment d'être trop présent ?
Non. Les gens doivent se familiariser avec l'exercice du pouvoir. L'intercommunalité est en plein développement. Et les décisions se prennent entre maires.
Mais pensez-vous à votre propre succession ?
Je veux des gens de toutes les générations sur ma liste pour préparer la relève. Et cela ne se fait pas en six mois. Il faut donc des gens de tous âges avec un degré d'implication suffisamment fort pour qu'ils prennent ensuite les rênes.
Et comptez-vous ouvrir votre liste à des composantes plus radicales de la droite qui avaient réuni plus de 15 % des voix en 2001 ? Prendriez-vous par exemple Léon-Pierre Durin sur une liste ?
Mon objectif est une liste réunissant la droite et le centre. Le contexte était différent en 2001. Certains problèmes aigus se sont depuis atténués. Et une élection municipale se joue sur un bilan et un projet et pas uniquement sur la politique politicienne.
Que pensez-vous de votre futur adversaire, le socialiste Dominique Rousseau ?
Honnêtement, il a un bon contact. Mais ce n'est pas un homme de dossier et de travail de fond.
Il manque d'envergure ?
Je ne parlerais pas en terme d'envergure parce que ce n'est pas aimable mais en terme de personnalité. être maire n'est pas dans son profil. Le relationnel est important. Je m'y attache aussi. Mais ce que l'on attend d'un maire, c'est d'avoir une vision pour sa ville, de définir des projets et de les porter. Et là, le relationnel ne suffit pas. Je n'ai jamais vu Dominique Rousseau s'impliquer sur un projet de fond. J'ai souvent eu des interlocuteurs au Département ou à la Région. Je n'ai jamais vu Dominique Rousseau parmi eux.
Cette élection vous fait-elle peur ?
Je n'ai jamais peur. Je pars à ces élections municipales avec confiance et sérieux. Une élection n'est jamais gagnée. Et je ne fais jamais d'extrapolations à partir des élections précédentes.
Michel Suchod disait que vous étiez l'enfant de la désunion de la gauche. Qu'en pensez-vous ?
C'est faux. J'ai déjà gagné des élections où la gauche était unie. Je me suis présenté sept fois et je n'ai été battu qu'une fois, d'un demi-point, dans un contexte particulier, et par le dit-Michel. Je crois avoir apporté une autre vision de la vie publique, un travail de fond que mon camp n'avait pas su apporter jusque-là. Et pour finir, la gauche n'a pas un problème d'union mais de crédibilité.
Pour conclure, pensez-vous que votre personnalité, disons sanguine, puisse être un handicap dans cette élection ?
Je suis un gascon et j'ai un tempérament de gascon. Il y a des moments où il faut secouer les choses et les hommes pour avancer. J'admire beaucoup Napoléon et le général de Gaulle. Eux aussi poussaient des coups de gueule. On ne doit pas le faire tous les jours mais ça m'arrive.
Du 22/10/07 Propos recueillis par David Patsouris





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