Bayrou reçu par Sarkozy, mais n'entend pas être un "trophée" du président

Publié le par brageirac

Sans-titre-copie-1.jpgLe président du MoDem François Bayrou à sa sortie de l'Elysée le 13 septembre 2007

 Le président de l'UDF-Modem, François Bayrou, a affirmé jeudi qu'il n'entendait pas se rallier à Nicolas Sarkozy ni devenir un nouveau "trophée" de sa politique d'ouverture", après avoir été reçu à l'Elysée par le chef de l'Etat pour "faire un point" de la situation du pays. "C'est un entretien selon moi absolument normal entre responsables (...), je pense qu'il voulait faire un point" de la situation, a commenté M. Bayrou devant quelques journalistes à l'issue de cette rencontre. 

Je considère que sur tous les grands enjeux du pays, nous sommes coresponsables de l'avenir (...) Chaque fois qu'il sera nécessaire de réfléchir ensemble aux réformes et aux améliorations que le pays doit trouver, s'imposer, naturellement c'est dans une démarche constructive que je le ferai", a-t-il poursuivi."On peut avoir des débats qui soient des débats fermes, parfois rudes et constructifs (...) Je suis persuadé que les Français n'attendent pas du ralliement, n'attendent pas du reniement, ils attendent de la fermeté dans les convictions, de la fidélité, de la loyauté et une démarche constructive", a estimé le président de l'UDF-Modem. Interrogé sur son éventuelle participation active aux réformes engagées par le chef de l'Etat, M. Bayrou a ironisé: "ces temps-ci, le président de la République collectionne les trophées que, dans les châteaux, on accroche dans l'escalier, et bien vous aurez remarqué que je n'ai pas une vocation de bête à cornes"."Je suis dans une démarche d'autonomie, d'indépendance, je regarde parfois avec un peu d'amusement des ralliements nombreux", a-t-il ajouté.Par ailleurs, François Bayrou, également député des Pyrénées-Atlantiques, a indiqué qu'il "réfléchit" à sa candidature à la mairie de Pau en mars prochain, dans un entretien au Point publié jeudi."Beaucoup me demandent de m'engager. Je réfléchis", dit-il à l'hebdomadaire .M. Bayrou explique que "Pau n'est pas une ville ordinaire", mais "la capitale d'un pays, le Béarn, qui a été indépendant pendant des siècles".Pau "a eu avec André Labarrère un maire qui ne ressemblait à aucun autre" et "sa disparition a laissé un grand vide", ajoute-t-il.
Interrogé sur sa stratégie pour les municipales, l'ex-candidat à la présidentielle réaffirme son souhait que le Modem aille "au premier tour de manière indépendante chaque fois que cela sera possible" et en particulier "dans les vingt arrondissements" de Paris.
"Au lendemain du premier tour, le cas échéant, nous choisirons l'alliance ou l'indépendance", dit-il.

; Eric Feferberg AFP
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Publié dans F Bayrou

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