Marc Mattera UDF-MoDem compte bien créer la surprise dimanche 10 juin
« L'alternative crédible à Daniel Garrigue, c'est moi »
| :Propos recueillis par David Patsouris |
« Sud Ouest ». Marc Mattera, comment se déroule la campagne ?Marc Mattera. Très bien ! Nous sommes agréablement impressionnés par l'accueil que nous recevons. Nous avions, Marc Léturgie et moi, un déficit de notoriété dans l'ouest de la circonscription et un peu à Bergerac. Comme conseiller régional et général, j'ai surtout été mis en relation avec les élus et moins avec les électeurs. J'ai rencontré 140 Conseils municipaux. J'ai passé beaucoup de temps dans les communes à rencontrer les commerçants et les gens sur les marchés.
Que vous disent les gens ?
Les municipalités de gauche et de droite sont séduites par notre discours de rassemblement pour faire aboutir des projets. Il y a beaucoup de blocages politiciens en Dordogne en général et en Bergeracois en particulier. C'est chaque fois la même chose : à quel camp cela va profiter ? Et si ça profite à l'un, l'autre lui met des bâtons dans les roues. Regardez par exemple ce qui se passe avec la Voie de la Vallée le long de la Dordogne ou sur l'aménagement du territoire avec l'opposition entre Daniel Garrigue et le Pays du Grand Bergeracois.
Avez vous beaucoup réfléchi avant de vous présenter ?
Je suis le président départemental de l'UDF. Je devais donc me présenter. Ma seule crainte était que ma candidature empêche en quelque sorte la construction de la maison de soins de santé et de réadaptation de Lolme, puisque c'est de la compétence de l'État. Mais le projet a été approuvé mardi en commission exécutive de l'agence régionale d'hospitalisation.
Vous avez été deux fois suppléant de Daniel Garrigue et vous voilà candidat contre lui. Que s'est-il passé ?
C'est une prise de liberté. L'UDF a marqué sa différence avec le pouvoir en place. Je suis en phase avec ce positionnement. L'UDF n'a plus les fesses entre deux chaises, elle est assise sur la chaise du centre ! Et je sens une forte attente des électeurs en ce sens, c'est-à-dire pour une proposition nouvelle, en dehors de l'opposition stérile droite-gauche.
à quoi le voyez-vous ?
Je rencontre beaucoup de gens de droite qui ont voté Sarkozy et qui vont voter pour moi et non pour Daniel Garrigue. Et puis sur notre gauche, des électeurs se disent que c'est plus intéressant de voter pour moi, qui défends des valeurs républicaines et sociales-démocrates que pour Cécile Labarthe qui a un positionnement très à gauche. Mon programme pourrait être celui de beaucoup de sociaux-démocrates. Nous allons prendre des voix à Daniel Garrigue, mais tout autant sinon plus au centre gauche.
Pourtant, Cécile Labarthe a le PS derrière elle, non ?
Cécile Labarthe représente l'aile gauche du PS. Celui qui représente le mieux les gens du centre droit au centre gauche, c'est moi !
Que vous disent les électeurs de droite ?
Chez moi, ces électeurs se sont d'abord interrogés sur ma candidature, mais ils me font confiance, parce qu'ils me connaissent, et ils voteront pour moi.
Quel score espérez-vous ?
J'espère arriver en deuxième position, ou alors avoir un score qui ne soit pas éloigné de celui de Daniel Garrigue ou de Cécile Labarthe. Il y aura alors une triangulaire au second tour dans lequel le vote utile jouera à plein. Pendant la présidentielle, la seule possibilité de battre Nicolas Sarkozy, c'était d'avoir François Bayrou au second tour. Le problème est le même ici. Beaucoup de gens de droite ne veulent plus de Daniel Garrigue et beaucoup de gens de gauche savent que je suis le seul à pouvoir battre le sortant. Ce message passe. L'alternative crédible à Daniel Garrigue, c'est moi. Beaucoup d'élus de gauche le disent, certains sont d'ailleurs proches du PS. Sud Ouest ». Marc Mattera, comment se déroule la campagne ?
Marc Mattera. Très bien ! Nous sommes agréablement impressionnés par l'accueil que nous recevons. Nous avions, Marc Léturgie et moi, un déficit de notoriété dans l'ouest de la circonscription et un peu à Bergerac. Comme conseiller régional et général, j'ai surtout été mis en relation avec les élus et moins avec les électeurs. J'ai rencontré 140 Conseils municipaux. J'ai passé beaucoup de temps dans les communes à rencontrer les commerçants et les gens sur les marchés.
Que vous disent les gens ?
Les municipalités de gauche et de droite sont séduites par notre discours de rassemblement pour faire aboutir des projets. Il y a beaucoup de blocages politiciens en Dordogne en général et en Bergeracois en particulier. C'est chaque fois la même chose : à quel camp cela va profiter ? Et si ça profite à l'un, l'autre lui met des bâtons dans les roues. Regardez par exemple ce qui se passe avec la Voie de la Vallée le long de la Dordogne ou sur l'aménagement du territoire avec l'opposition entre Daniel Garrigue et le Pays du Grand Bergeracois.
Du 07 juin
Publicité