Lundi, le Conseil municipal s'est déroulé dans une parfaite sérénité malgré des moments de tension à propos de l'ouverture faite à l'opposition
Questions d'ouverture
Ouvrir, d'accord, mais ouvrir jusqu'où ? Voilà la question qui se pose ce lundi soir lors du Conseil municipal de Bergerac, puisqu'il faut élire une ribambelle de représentants de la Ville dans une série d'organismes extérieurs (lire ci-contre). Le maire socialiste Dominique Rousseau voit ici l'occasion de faire une proposition à l'opposition municipale.
La voici : « Dans le cadre d'un large rassemblement, d'une démocratie participative, je propose que l'opposition soit présente au sein de la Communauté de communes de Bergerac Pourpre. Ça avait été demandé et systématiquement refusé pendant la précédente mandature. L'intercommunalité est un lieu où il faut rechercher le consensus. Il est important que l'opposition y soit représentée. » Veut-elle donc proposer un titulaire et un suppléant ?
L'heure des escarmouches? Christophe Rousseau ouvre son micro : « Voilà une possibilité d'être à l'intercommunalité, mais c'est réduire 48 % des électeurs à un seul élu. C'est donc limité. Après les élections, je vous avais appelé, M. le maire, pour vous féliciter et vous dire que nous serions une opposition constructive. Mais il faut nous laisser un peu de place ! »
Et voilà Marc Léturgie qui intervient à son tour pour défendre l'ancienne municipalité : « Nous partions de zéro. Il fallait rassurer tous les partenaires. Ensuite, en 2001, l'opposition était composée de trois groupes. En 2004, on comptait cinq groupes, voire même des groupes individuels. Il était donc difficile de trouver une solution. Ce sont deux éléments d'explication, pas une réponse. »
Puis il attaqua sur la proposition du maire : « Nous y sommes sensibles. Néanmoins, cette proposition devrait être plus courageuse. Ce n'est pas une ouverture, c'est une ?illère, même si c'est mieux que rien du tout? »
Après cinq minutes de suspension de séance, Liliane Brandely et Marc Léturgie sont proposés.
Le scénario se répète avec le Syndicat mixte Air Dordogne : « Là aussi, dans un souci de large rassemblement, et pour montrer notre soutien à l'aéroport, enjeu et levier économique très importants, je propose à l'opposition de bien vouloir désigner un titulaire et un suppléant. » Ce qui est fait immédiatement.
La fin de la récréation? L'ambiance change un peu pour désigner les représentants au sein du conseil d'administration de l'hôpital. Le maire Dominique Rousseau propose trois noms, Béatrice Patrie, Dominique Fau et Alain Brettes, tous de la majorité. « C'est dommage qu'il n'y ait personne de l'opposition, s'insurge Christophe Rousseau. C'est dommage de faire de l'hôpital un enjeu partisan. Avant, l'opposition était présente par les Conseils général et régional. » « Mais je ne fais pas de ce conseil d'administration un enjeu politique ! », répond le maire. Christophe Rousseau réitère sa demande : « Je ne peux que regretter que nous n'y soyons pas. Nous aurions pu apporter des choses. Là encore, l'ouverture est réduite. Ce n'est même plus une ?illère, mais une fermeture. »
Y a-t-il un moment de flottement ? En tout cas, si ce flottement existe, il est balayé par le communiste Claude Lhaumond : « La droite et la gauche, c'est pas les mêmes conceptions. La gauche a remporté les élections. Il est normal qu'elle envoie ses représentants au conseil d'administration de l'hôpital. Ce n'est pas un lieu où l'on cherche le consensus, mais où l'on affirme des positions. »
Liliane Brandely tente le coup une dernière fois. Mais non : « J'insiste bien, lui réplique Dominique Rousseau. La santé a été un axe majeur de notre campagne. Et nous entendons aller jusqu'au bout de notre projet. Mais il y aura des débats. Certains sujets concernant l'hôpital seront abordés lors du Conseil municipal. Je propose maintenant de voter. »
:David Patsouris Sud Ouest du 02/04/08
Ouvrir, d'accord, mais ouvrir jusqu'où ? Voilà la question qui se pose ce lundi soir lors du Conseil municipal de Bergerac, puisqu'il faut élire une ribambelle de représentants de la Ville dans une série d'organismes extérieurs (lire ci-contre). Le maire socialiste Dominique Rousseau voit ici l'occasion de faire une proposition à l'opposition municipale.
La voici : « Dans le cadre d'un large rassemblement, d'une démocratie participative, je propose que l'opposition soit présente au sein de la Communauté de communes de Bergerac Pourpre. Ça avait été demandé et systématiquement refusé pendant la précédente mandature. L'intercommunalité est un lieu où il faut rechercher le consensus. Il est important que l'opposition y soit représentée. » Veut-elle donc proposer un titulaire et un suppléant ?
L'heure des escarmouches? Christophe Rousseau ouvre son micro : « Voilà une possibilité d'être à l'intercommunalité, mais c'est réduire 48 % des électeurs à un seul élu. C'est donc limité. Après les élections, je vous avais appelé, M. le maire, pour vous féliciter et vous dire que nous serions une opposition constructive. Mais il faut nous laisser un peu de place ! »
Et voilà Marc Léturgie qui intervient à son tour pour défendre l'ancienne municipalité : « Nous partions de zéro. Il fallait rassurer tous les partenaires. Ensuite, en 2001, l'opposition était composée de trois groupes. En 2004, on comptait cinq groupes, voire même des groupes individuels. Il était donc difficile de trouver une solution. Ce sont deux éléments d'explication, pas une réponse. »
Puis il attaqua sur la proposition du maire : « Nous y sommes sensibles. Néanmoins, cette proposition devrait être plus courageuse. Ce n'est pas une ouverture, c'est une ?illère, même si c'est mieux que rien du tout? »
Après cinq minutes de suspension de séance, Liliane Brandely et Marc Léturgie sont proposés.
Le scénario se répète avec le Syndicat mixte Air Dordogne : « Là aussi, dans un souci de large rassemblement, et pour montrer notre soutien à l'aéroport, enjeu et levier économique très importants, je propose à l'opposition de bien vouloir désigner un titulaire et un suppléant. » Ce qui est fait immédiatement.
La fin de la récréation? L'ambiance change un peu pour désigner les représentants au sein du conseil d'administration de l'hôpital. Le maire Dominique Rousseau propose trois noms, Béatrice Patrie, Dominique Fau et Alain Brettes, tous de la majorité. « C'est dommage qu'il n'y ait personne de l'opposition, s'insurge Christophe Rousseau. C'est dommage de faire de l'hôpital un enjeu partisan. Avant, l'opposition était présente par les Conseils général et régional. » « Mais je ne fais pas de ce conseil d'administration un enjeu politique ! », répond le maire. Christophe Rousseau réitère sa demande : « Je ne peux que regretter que nous n'y soyons pas. Nous aurions pu apporter des choses. Là encore, l'ouverture est réduite. Ce n'est même plus une ?illère, mais une fermeture. »
Y a-t-il un moment de flottement ? En tout cas, si ce flottement existe, il est balayé par le communiste Claude Lhaumond : « La droite et la gauche, c'est pas les mêmes conceptions. La gauche a remporté les élections. Il est normal qu'elle envoie ses représentants au conseil d'administration de l'hôpital. Ce n'est pas un lieu où l'on cherche le consensus, mais où l'on affirme des positions. »
Liliane Brandely tente le coup une dernière fois. Mais non : « J'insiste bien, lui réplique Dominique Rousseau. La santé a été un axe majeur de notre campagne. Et nous entendons aller jusqu'au bout de notre projet. Mais il y aura des débats. Certains sujets concernant l'hôpital seront abordés lors du Conseil municipal. Je propose maintenant de voter. »
:David Patsouris Sud Ouest du 02/04/08
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