Sarkozy a combattu la fusion Suez-GDF avant de changer d'avis

Publié le par brageirac

suez-gdf.jpgPARIS (AFP) 

Nicolas Sarkozy a longtemps combattu la fusion Suez-GDF prônée par Dominique de Villepin, alors Premier ministre, avant de changer d'avis à partir d'août 2006 au nom du "rassemblement" de son camp, à quelques mois de la présidentielle.

Deux raisons à cette résistance: outre la rivalité qui l'opposait alors au chef de gouvernement, M. Sarkozy s'était engagé en 2004, lorsqu'il était ministre de l'Economie, à ne pas privatiser GDF.

Or, ainsi que l'a admis Claude Guéant dimanche soir, la fusion avec Suez, officialisée lundi, est de facto une privatisation du gazier public français.

Mais c'est "une privatisation dans laquelle l'Etat est le premier actionnaire, et de loin", qui "aura vraiment un pouvoir de direction", a souligné le secrétaire général de l'Elysée.

M. Guéant s'efforce ainsi de désamorcer les critiques de la gauche. "Le président de la République a renié sa parole", a accusé lundi Jean-Marc Ayrault (PS). "L'Etat perd les moyens de décider", "pour les consommateurs, il y a là un risque sérieux", affirmait la veille François Hollande.

La fusion Suez-GDF a donné lieu à un feuilleton à multiples rebondissements depuis 2006, sur fond de rivalité entre le Premier ministre d'alors, Dominique de Villepin, et son numéro deux Nicolas Sarkozy, dans la perspective de l'élection présidentielle.

En février 2006, M. de Villepin annonce le projet de fusion. Il s'agit, au nom du "patriotisme économique", d'empêcher le groupe italien d'électricité Enel de lancer une OPA sur Suez.

Mais aux yeux de certains observateurs, cela lui permet aussi d'embarrasser le futur candidat UMP à l'Elysée, hostile à la privatisation du gazier national.

M. Sarkozy reste silencieux sur ce dossier. Mais en septembre 2006, François Fillon, alors son conseiller politique, explique que, si le candidat "aurait conduit différemment" le projet, il ne s'y est pas opposé "brutalement" afin d'éviter "une crise politique majeure" avant la présidentielle.

Lundi matin sur Europe 1, M. de Villepin n'a en tout cas pas mégoté son hommage à son ancien rival, tout en insistant sur la part prise par lui-même et son gouvernement dans la fusion: "il y a une sorte de passage du témoin, (l'ex-ministre de l'Economie) Thierry Breton s'est emparé du dossier une fois l'idée lancée, Nicolas Sarkozy a repris le bâton, il a marqué l'essai, bravo!".

Pendant toute la campagne électorale et les mois suivants, alors que le secteur de l'énergie est en pleine concentration en Europe, le projet de fusion s'était enlisé. Plusieurs scénarios ont été envisagés et abandonnés.

Jusqu'à ces derniers jours, le mariage semblait incertain, après un désaccord entre Suez et l'Elysée qui avait demandé au groupe privé de céder ses activités environnement.

Mais Suez s'est finalement rallié à la demande de M. Sarkozy qui, discutant pied à pied avec Gérard Mestrallet, président de Suez, se sera impliqué totalement dans ce dossier.  

Sarko L'homme qui dit ce qu'il fait et qui fait ce qu'il dit telle est sa device, enfin presque
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Fusion GDF-Suez, François BAYROU s'était prononcé contre pendant la campagne !

Je vous invite à relire la position de François Bayrou concernant le projet de fusion GDF-Suez ainsi que ses propositions dans le domaine énergétique en cliquant sur les liens suivanl 
faut garder le contrôle de l'énergie
   Interview de François Bayrou dans la Tribune
http://www.bayrou.fr/propositions/edf-gdf.html


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