Municipales Bergerac La Ligue Communiste Révolutionnaire présentera une liste sur Bergerac. Elle a déjà ses 35 noms mais veut s'ouvrir aux Verts et à toute la gauche
La LCR fait sa liste
Et une de plus : la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) sera présente aux élections municipales des 9 et 16 mars. Elle mènera une liste intitulée Citoyennes et citoyens contre la misère à Bergerac.
Bernard Albrigo, le représentant bergeracois de la LCR, montre même la liste des 35 noms couchés sur le papier. On y trouve des militants de la LCR comme Stéphane Garraud ou Daniel Da Silba, mais aussi François Pontalier, du parti occitaniste, ou encore Patrice Sassenhagen, salarié à la SNPE et militant CGT. « Je le répètepas, si nous n'offrons pas un choix à gauche, des électeurs qui ne se reconnaissent plus dans la : nous avons nos 35 noms. Donc nous nous présenterons. » Et voici pourquoi.
Un espace politique à combler. « Nous pensons qu'il y a à gauche un espace politique que n'occupent plus le PCF et le PS, précise Bernard Albrigo. Si nous ne l'occupons gauche du PS et du PCF ou qui en ont tout simplement ras-le-bol resteront chez eux ou pire iront voter pour la liste de Léon-Pierre Durin. Moi par exemple, sans cette liste, je n'irais pas voter en mars? »
Voilà donc la gauche qui part désunie aux municipales. Jean-Marie Duthilleul, le responsable de la LCR dans l'agglomération bergeracoise, argumente ici : « Tout ce qui intéressait Dominique Rousseau, la tête de liste socialiste, c'était nos voix. » À ses côtés, Bernard Albrigo raconte : « J'ai participé à plusieurs réunions. Nous étions prêts à nous engager, mais nous avons été floués par Dominique Rousseau. »
Le discours de la LCR bergeracoise ne ménage ni le PS ni le PCF : « C'est pas la gauche caviar, mais la gauche foie gras ! » Ou encore : « Cette gauche communiste et socialiste a renié ses valeurs. » Bref, on sent ici pas mal de ressentiment. Bernard Albrigo ne s'en cache d'ailleurs pas : « Nous avions aussi une occasion de faire de Bergerac un laboratoire avec les Verts, la LCR, le PCF. Mais les communistes n'arrivent pas à couper le cordon avec le PS, alors même que le PS présente parfois des listes contre des maires communistes sortants ! »
Un énorme appel du pied? Tant pis donc pour le PCF. « En revanche, nous lançons une invitation à nous rejoindre aux Verts, ou à d'autres personnalités de gauche, par exemple Marie-Claude Raguy, ou encore à des militants ou sympathisants communistes ou socialistes qui ne se reconnaissent plus dans la gauche de Dominique Rousseau. »
En effet, la LCR est prête à ouvrir grand sa liste, et même à laisser la tête de liste. « Ce n'est pas important, nous nous présentons pour porter la voix des exclus, et notamment réclamer le retour en gestion publique de l'eau, des ordures ménagères, du stationnement. »
L'objectif est d'obtenir 10 % des voix, de se maintenir, d'avoir un ou deux élus. Et pourrait-il y avoir fusion avec la liste de Dominique Rousseau ? « Oui, répond Bernard Albrigo, mais la tête de liste devra alors changer? »
Sud Ouest Du 03/01/08 David Patsouris
Et une de plus : la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) sera présente aux élections municipales des 9 et 16 mars. Elle mènera une liste intitulée Citoyennes et citoyens contre la misère à Bergerac.
Bernard Albrigo, le représentant bergeracois de la LCR, montre même la liste des 35 noms couchés sur le papier. On y trouve des militants de la LCR comme Stéphane Garraud ou Daniel Da Silba, mais aussi François Pontalier, du parti occitaniste, ou encore Patrice Sassenhagen, salarié à la SNPE et militant CGT. « Je le répètepas, si nous n'offrons pas un choix à gauche, des électeurs qui ne se reconnaissent plus dans la : nous avons nos 35 noms. Donc nous nous présenterons. » Et voici pourquoi.
Un espace politique à combler. « Nous pensons qu'il y a à gauche un espace politique que n'occupent plus le PCF et le PS, précise Bernard Albrigo. Si nous ne l'occupons gauche du PS et du PCF ou qui en ont tout simplement ras-le-bol resteront chez eux ou pire iront voter pour la liste de Léon-Pierre Durin. Moi par exemple, sans cette liste, je n'irais pas voter en mars? »
Voilà donc la gauche qui part désunie aux municipales. Jean-Marie Duthilleul, le responsable de la LCR dans l'agglomération bergeracoise, argumente ici : « Tout ce qui intéressait Dominique Rousseau, la tête de liste socialiste, c'était nos voix. » À ses côtés, Bernard Albrigo raconte : « J'ai participé à plusieurs réunions. Nous étions prêts à nous engager, mais nous avons été floués par Dominique Rousseau. »
Le discours de la LCR bergeracoise ne ménage ni le PS ni le PCF : « C'est pas la gauche caviar, mais la gauche foie gras ! » Ou encore : « Cette gauche communiste et socialiste a renié ses valeurs. » Bref, on sent ici pas mal de ressentiment. Bernard Albrigo ne s'en cache d'ailleurs pas : « Nous avions aussi une occasion de faire de Bergerac un laboratoire avec les Verts, la LCR, le PCF. Mais les communistes n'arrivent pas à couper le cordon avec le PS, alors même que le PS présente parfois des listes contre des maires communistes sortants ! »
Un énorme appel du pied? Tant pis donc pour le PCF. « En revanche, nous lançons une invitation à nous rejoindre aux Verts, ou à d'autres personnalités de gauche, par exemple Marie-Claude Raguy, ou encore à des militants ou sympathisants communistes ou socialistes qui ne se reconnaissent plus dans la gauche de Dominique Rousseau. »
En effet, la LCR est prête à ouvrir grand sa liste, et même à laisser la tête de liste. « Ce n'est pas important, nous nous présentons pour porter la voix des exclus, et notamment réclamer le retour en gestion publique de l'eau, des ordures ménagères, du stationnement. »
L'objectif est d'obtenir 10 % des voix, de se maintenir, d'avoir un ou deux élus. Et pourrait-il y avoir fusion avec la liste de Dominique Rousseau ? « Oui, répond Bernard Albrigo, mais la tête de liste devra alors changer? »
Sud Ouest Du 03/01/08 David Patsouris
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